« où niche l’hibou? »

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Système

Les premiers regards ont porté sur une analyse sensorielle d’une particularité du site ; la ligne de tension émise par les proportions d’eau et de ciel entre chaque entre-axe d’arbres.

Quels rapports dimensionnels, structurels  et architecturaux peut-ont donner à cette écriture du site ? Comment comprendre cette analyse? Comment rejouer avec cette particularité du site ? Comment interagir avec ces caractéristiques ?

Une étude graphologique a permis de repérer des atmosphères différentes : forte tension et forte densité ;  ainsi que basse tension et basse densité. Elles traduisent une respiration dans le rythme c’est à dire une basse tension, proportions ciel/eau plus importantes), ou une asphyxie (haute tension, proportions ciel/eau moins importantes).

Comment faire respirer, renouer un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur de l’île? Quelles sont les influences de l’île sur la berge et de la berge sur l’île?

S’élever vers le ciel ou se rapprocher de l’eau permet de faire respirer ce rythme en augmentant les proportions du ciel ou de l’eau. Donc, d’après l’écriture des tensions on peut donner une hauteur ou une profondeur afin de changer ces rapports et ainsi parvenir à une volumétrie générale.

La volumétrie générale déduite de l’analyse va subir une trame issue du rapport entre la largeur de l’île et de l’espace entre deux arbres. Elle est également confortable à la circulation humaine et son double est confortable à l’expansion d’un arbre dans sa hauteur. Une trame 2.1×4.2 est donc appliquée à la volumétrie générale.

La trame est régulière mais son utilisation est apposée à une volumétrie déduite d’une analyse sensorielle. La volumétrie subit la trame.

La structure en portique enjambant l’île, permet de libérer l’espace autour de l’île sans que les volumes aient de supports structurels sur l’île. Les espaces peuvent alors se déplacer librement dans la structure tel un décor de théâtre.

La volumétrie forme des enveloppes générales entre lesquelles les arbres évoluent (intérieur +) à l’intérieur desquelles des volumes proposent des espaces extérieurs (intérieur ++) et des espaces intérieurs (intérieur +++) : proposant ainsi différent degré d’intériorité.

Une poutre étage habitée un étage sur deux, permet de circuler d’un bord extérieur à un autre bord extérieur. Dans une idée d’économie de matière, la structure évolue de manière irrégulière sur la trame selon les volumes. La poutre supporte, ou suspend les volumes et s’adapte en fonction de la volumétrie, voire du programme. Le système évolue et la travée est donc informelle.

Le système structurel permet de rythmer, porter, circuler et drainer.

#2 ADN :regards

Fenêtres sur Seine

La machine à observer : comment influencer les perceptions depuis le site sur la ville?

Séquence #1 : observations du site depuis la bissectrice de l’île, ligne d’horizon 1m50

Séquence #2 : perturbations des hauteurs et profondeurs et Cadrages amovibles.

Remarques : La ligne d’horizon est contingente à l’observateur et donc la perception du site change avec la ligne d’horizon. Quand on monte, On voit plus de ciel et moins d’eau. Inversion du rapport ciel/eau. Quand on avance vers l’extérieur du site. Le plein d’étend autour de ligne d’horizon. La tension ciel/eau est moins importante, jusqu’à abolition du rapport ciel/eau.

#1 Premiers regards

Tension et horizons : notes de carnet

L’île aux Cygnes
Particularité du site : Longue et fine bande de terre entre des fragments d’eau et de ciel. Comment mettre en valeur ces deux éléments impalpables et inaccessibles si singulier au site? Comment exprimer, et donner une nouvelle lecture du site?

Le ciel est-il bleu car il est le reflet de l’eau, ou bien l’eau est-elle le reflet du ciel? Il existe un rapport, une tension à la fois conflictuelle et fusionnelle entre ces deux éléments. Ceux-ci ne se touchent que rarement, mais pourtant engendrent une certaine tension entre eux. Le feuillage des arbres comme un élément saisonnier, estival vient perturber et affecter cette dualité. En changeant aux rythmes des saisons et du climat les arbres peuvent produire une atmosphère différente selon le moment de la journée ou de l’année.
Les feuillages sont en mouvement.
Le ciel est en mouvement.
L’eau est en mouvement.
Terre-eau-air.
Equilibre.
Ces trois éléments insaisissables forment un vide. Un vide de chair et de matière. Un vide des pleins.

Transcription graphique
Comment exprimer et retranscrire les particularités du site? Comment lire et écrire la tension entre le ciel et l’eau?
Diagrammes: Il s’agit de signifier la tension ciel/eau dans l’entre-axe des arbres. Ils définissent le rapport et mesurent la ligne de tension entre ciel et eau. Plus le vide des pleins est important, plus la distance entre le ciel et l’eau est importante, moins la tension est forte.
L’entre-axe des arbres est tel un séquençage végétal permettant de donner une unité fixe de mesure propre au site, un cadrage, de dimensionner une « fenêtre » sur l’extérieur. Il permet également de mesurer leur perturbation sur notre regard et de signifier un rythme, un séquençage.
Rythme visuel et sensoriel.
Questions : Comment influencer ce rapport ? par quels éléments ? Peut-on en ajouter, en retirer, en modifier? Comment changer notre regard sur l’extérieur? Que produit ce changement de rapport sur notre perception et sur les qualités atmosphériques du site ?

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Nb: Le séquençage de l’ADN consiste à déterminer l’ordre d’enchaînement des nucléotides pour un fragment d’ADN donné. La séquence d’ADN contient l’information nécessaire aux êtres vivants pour survivre et se reproduire.